lundi 5 juillet 2010

1 / 4 - Les allemands, les espagnols, les arbitres et la malfaisance de la vidéo

Argentine / Allemagne
0 - 4

Müller, 3'
Klose, 63'
Friedrich, 74',
Klose, 88'

(Harald, pas pouvoir parler de ce match, Harald : ne plus en pouvoir des allemands, dont la constance au plus haut niveau est aussi fabuleuse qu'énervante)


------------------------------------------------------------------

Espagne / Paraguay
1 - 0

Villa, 83'

(Ce match restera célèbre pour une phase de jeu absolument ahurissante (oh, putain, on croirait lire un clone de Gérard Holtz).

58ème minute : sur un corner du Paraguay, le défenseur espagnol Piqué retient illégalement Cardozo, l'attaquant paraguayen. L'arbitre siffle un penalty justifié. Cardozo le tire lui-même. Le gardien espagnol Casillas l'arrête.

60ème minute : Sur l'action suivante, en fait, alors que les paraguayens ont encore en tête cette occasion d'ouvrir le score qui s'est envolée, les espagnols mènent une offensive de l'autre coté du terrain. David Villa, lancé dans la profondeur, se fait bousculer par un défenseur paraguayen. Re-penalty, pour l'Espagne, cette fois-ci.

Xabi Alonso le tire et le transforme. L'arbitre l'annule cependant et demande à ce que le penalty soit retiré, des joueurs espagnols sont entrés dans la surface avant le tir de leur joueur, ce qui est interdit.

Xabi Alonso s'exécute donc à nouveau avec un poids sur les épaules qui a triplé. Il le rate, cette fois-ci. Sur l'arrêt du gardien paraguayen, les espagnols manquent d'inscrire le but qui les délivrerait. Sur cette action, l'arbitre aurait dû siffler à nouveau penalty sur une autre faute commise sur un espagnol par le gardien paraguayen.

Le match, en quelques instants, est devenu fou. Ce type d'action n'existe et ne peut exister que dans la football. Elle n'existe aussi que parce que la vidéo n'est pas encore autorisée pour assister l'arbitrage. Si tel était le cas, un jour, le football deviendrait un jeu haché, sans âme, javellisée. Mort. Le football ne deviendrait en fait plus qu'un simple jeu, seulement un jeu, et rien d'autre, alors que ces particularités - la rareté du but, sa capacité à s'inscrire dans l'Histoire sur des injustices, des erreurs, des tricheries, des colères - en font quelque chose qui échappe quelque peu aux simples données sportives. NE FAITES PAS DU FOOTBALL UN SPORT !

Enregistrer un commentaire