vendredi 25 juin 2010

Résultats du 25 Juin (1/2)

16h00 - Derniers matchs du groupe G

Portugal - Bresil 
0 - 0


Un match nul qui propulse les deux équipes en 1/8ème de finale.


 Côte d'Ivoire - Corée du Nord 
3 - 0

Touré, 14’
Romaric, 20'
Kalou, 82'




Classement final du groupe G

  1. Brésil, 7 pts
  2. Portugal, 5 pts
  3. Côte d'Ivoire, 4 pts
  4. Corée du Nord, 0 pt

Malin comme un italien


Ce matin, j’ai l’impression de m’être fait sécher dans la surface avec interdiction de me rouler par terre en me tenant le tibia. C’est la règle des coupes du monde, me dis-je, philosophe. Les quilles tombent les unes après les autres jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une. Ce sont parfois les vôtres qui tombent toutes d’un coup.

Je suis néanmoins fier de ces bleus là, paradoxalement. Triste bien sûr mais pas honteux. Les italiens avaient les jambes qui tremblaient comme des feuilles, leur assise défensive tenait sur les épaules d’un vieux briscard dépassé. Leur gardien était sur le flanc, leur stratège à l’infirmerie. C’était un peu trop, sans doute, pour une équipe qui manquait un peu de talent.

En fait, cette équipe d’Italie me fait penser à l’équipe de France 2002. Une équipe dont la fortune a fait voler les certitudes en éclats, à peine 4 ans après un sacre mondial. En 2002, je ne parvenais pas à en vouloir à l’équipe de France. Elle nous avait gavés de victoires, comme aucune autre équipe ne l’avait fait. De la même façon, quand je vois l’orgueil défait d’un Quagliarella en pleurs (quel magnifique nom, n’est-ce pas ?) allongé sur l’herbe comme un gosse, je n’ai pas envie non plus d’être en colère. Ni contre lui, ni même contre Cannavaro, l’ancien ballon d’or, qui a sans doute fait la compétition de trop. Encore moins contre Lippi, l’entraineur, qui reste un maître absolu de cette science tactique qu’est aussi le football. Mais pas seulement...

Depuis hier justement, toute la presse se répand en louanges à son propos, à cause des quelques mots qu’il a prononcés en conférence de presse. La classe, dit-on, la classe absolue. Parce qu’il assume tout, la défaite, le manque de solidarité de l’équipe, la peur qui a contaminé les joueurs. Il assume tout : trop de changements tactiques ; son incapacité à rassurer des joueurs, impuissants notamment face à une équipe néo-zélandaise composée en partie d’amateurs et de joueurs sans club.

Lippi est un homme intelligent. C’est pourquoi on peut légitimement penser qu’il a pesé chaque mot de cette intervention. Maître en stratégie, il l’est aussi en communication. Comme tout grand entraineur doit nécessairement l'être. Les jours précédant cette funeste rencontre contre la Slovaquie, Lippi n’était d'ailleurs pas du tout sur un mode aussi classieux qu’hier. Comme tout entraineur qui se respecte, soucieux de protéger son groupe, hautain, il avait balayé les doutes de la presse italienne d’un revers de main, il avait rembarré plus vertement les insistants. Ce n’est qu’après la défaite que Lippi vira de bord, version Smalto-élégance. Assez subtilement, il faut le reconnaître. Sur la base d'un calcul élémentaire. Personne n’ignore les conditions de l’élimination rocambolesque de l’autre grande équipe bleue de la compétition. Pas vous en tout cas. Personne n’ignore la faillite morale et sportive de tout le football français, depuis ce que vous avez suivi de ce feuilleton à multiples rebondissements que constitua le parcours du onze tricolore. Personne n’ignore encore le comportement atterrant de Domenech (qui avait déjà insulté toute l’Italie après la défaite de la France en 2006) refusant de serrer la main de son homologue sud-africain pour une sombre histoire d’orgueil mal placé. Personne et surtout pas Lippi, qui malgré la défaite de son équipe au même stade de la compétition a tout fait pour que l’on établisse un parallèle entre les situations des deux sélections. Les joueurs français continueront d’être des millionnaires sans âme. Les joueurs italiens s’en tireront avec quelques commentaires sur leurs vieilles jambes en déclin. On se souvient que les joueurs français sont sortis du terrain sans un mot, avec le masque. On se souviendra que malgré les nœuds qui contractaient leur estomac, les italiens luttèrent jusqu’au bout pour finir en larmes. On se souvient que Domemech n’a rien dit de ses responsabilités dans l’échec et qu’il acheva de ternir son image en se faisant une éternelle réputation de mauvais joueur. Lippi fit en sorte de rester le plus digne possible en reconnaissant la faillite de l'entreprise tout en choisissant d’en assumer seul l’entière disponibilité.

Les médias sont évidemment ravis, ils ont leur classieux de service. Avec Lippi et Domenech, ils tiennent leur échelle de contraste. Sans le savoir, ils auront reçu une leçon florentine, tiré tout droit du dernier chapitre du manuel de manipulation, intitulé : Savoir réussir sa sortie.


Harald

jeudi 24 juin 2010

Résultats du 24 juin (2/2)

20h30 - Derniers matchs du groupe E



Danemark / Japon
1 - 3
                             Honda 17’
                             Endo 30’
Tomasson 81’
                             Okazaki 87’

Les japonais ont dit : nous iront minimum en quart de finale. Les autres ont : bien rigolé. Les japonais ont  fait : qualification en 1/8ème, où ils affronteront le Paraguay. Ce qui est tout à fait jouable. Comme dit le proverbe, si jeunes, et déjà poneys.


Les deux buts sur coup-franc sont superbes :


Le deuxième :


Cameroun / Pays-Bas
1-2


                             van Persie 36'
Eto'o 65’ (sur penalty)
                             Huntelaar 83'



Classement final du Groupe E:
  1. Pays-Bas, 9 pts
  2. Japon, 6 pts
  3. Danemark, 3 pts
  4. Cameroun, 0 pt
Les Pays-Bas passent. Archi normal. Le Cameroun, coaché par l'exubérant et expansif Paul Le Guen, s'écrabouille, malgré l'excellent Eto'o, champion d'Europe avec Barcelone en 2009, et avec l'Inter Milan en 2010. Entre Le Guen et Domenech, la Coupe du Monde est une bonne vitrine pour l'école française des entraineurs.


Pat

Résultats du 24 juin (1/2)


16h00 - Derniers matchs du groupe F

Italie / Slovaquie
2 - 3

Robert VITTEK, 25', 73'
Antonio DI NATALE, 81'
Kamil KOPUNEK, 89'
Fabio QUAGLIARELLA, 92'

Stupéfaction : on voyait l'Italie passer, de justesse, comme d'habitude, poussivement, puisqu'il suffisait d'un troisième match nul contre la Slovaquie pour atteindre les huitièmes de finale. Et bien non. Vittek assomme la Squadra 2-0, avant que Di Natale redonne l'espoir en réduisant l'écart à la 81ème minute : à 2-1, les italiens pouvaient égaliser à la toute fin, et ressusciter du fond de leur trou bien préparé sur mesure. Mais non. Une fin mélodramatique : 3-1, puis 3-2 et encore 3 minutes pour y parvenir, en vain. Les champions du monde en titre sont sortis.




Paraguay / Nouvelle Zélande
0 - 0

Un bon vieux zéro-zéro entre le Paraguay et la Nouvelle Zélande, à moins de me présenter la mère de Zahia, je ne vois pas où trouver la motivation pour écrire quoique ce soit là dessus.

Classement final du groupe F
  1. Paraguay, 5 pts
  2. Slovaquie, 4 pts
  3. Nouvelle Zélande, 3 pts
  4. Italie, 2 pts

Nouvelle Zélande et Italie passent donc à la trappe. Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde, les deux finalistes de l'édition précédente, la France et L'Italie, sont éliminés dès le premier tour.

Je propose une commission d'enquête Franco-Italienne pour examiner tout ça : le ballon Jabulani qui fuse de partout, l'arbitrage corrompu, il doit bien y avoir une explication.


Pat

Raccourcis et contes



Je réfléchissais ce matin à comment débuter une note sur l'élimination des bleus, mardi. On se sent poussé par une sorte de mouvement de foule, une exaspération collective. L'exaspération que l'on éprouve, pour la partager avec l'autre exaspéré, il faut la gonfler, l'enfler outrageusement, pour qu'elle soit audible. Comme dans tous les mouvements de foule, on est tenté d'aller dans le même sens, ou de vouloir couper le bras quand l'un veut couper la main, ou, mu par l'esprit de contradiction, on se met à objecter, à tempérer. C'est un bruit général, une négociation infernale sur la place publique, des vuvuzelas d'opinions, d'indignations, d'interprétations.

Au lieu de la foire au lynchage, le plus juste serait de dire pendant cinq minutes la tristesse basique, bête et morose, morveuse, comme celle contenue dans les propos échangés avec mon collègue Harald : on est déçu, quand même, on aurait bien aimé. Et basta. Nous ne sommes ni des experts, ni candidats à la médaille « on vous l'avais bien dit ». On aurait bien vu ces joueurs gagner, même pas aimables, même jouant avec un casque sur les oreilles, même les coudes posés sur la table en mangeant des playstations, même avec Raymond Monsieur Soleil, professeur tournesol des systèmes qui ne marchent pas. Le scénario de ces branquignols triomphants de quelque chose m'aurait bien convenu.

On était triste, en pensant simplement à des joueurs comme Djibril Cissé, outrageusement motivé, à la limite du comique de motivation, avide de rattraper ce temps perdu en 2006 à cause d'une jambe brisée, et constatant alors son équipe se déliter, façon les enfants dans Sa Majesté des mouches. C'est peut-être de jouer dans le championnat anglais qui leur a donné la fibre shakespearienne, qu'ils sont tous devenus fous, à chercher des traitres partout, des taupes sous la pelouse, Ribery en Gloucester, capitaine Evra en Hamlet, le regard halluciné, Bachelot en Ophélie, diaphane dans le Xanadu inaccessible de l'hiver austral.

La tristesse est consommée, à présent, d'autres histoires s'amorcent : des huitièmes de finale Angleterre / Allemagne par exemple. Mais avant de clore ce chapitre, je réfléchis aux poids de ces Bleus dans notre place publique. Chacun y va de son interprétation, et je constate, surpris, combien ceci semble agir en révélateur. Je suis surpris car, au début de la compétition, je remarquai un partage classique entre les enthousiastes et les indifférents, face aux réjouissances du stade imposées, et je vois qu'à présent les déboires rocambolesques de cette équipe captivent, fascinent, légitimement tout le monde.

Le football de "coupe du monde" agit comme une métaphore : il opère un raccourci, tout comme une image dans un texte vous permet d'aller plus rapidement à l'idée, mieux qu'une lourde description, une longue argumentation, ceci agit comme un transport véloce qui vous saisit par son efficacité, semblant arriver au propos bien avant vous. Mais comme tous raccourcis, c'est à double tranchant. C'est percutant, mais forcement partiel, incomplet, caricatural d'où toutes ces fulgrances plus ou moins heureuses, celles des politiques, des philosophes de tout poil, des bavards dont nous sommes qui font des Bleus le symbole de tout. D'où ces récuparations diverses et variées : d'un côté on pointera le naufrage du « vivre ensemble », de l'autre la corruption de l'argent roi. J'y reviendrai sans doute les jours suivants.

Que l'équipe de France soit utilisée compulsivement à toute les sauces me semble légitime, malgré tout, même si c'est parfois sacrément incongru : comment dire le contraire alors que je crois à la faculté incroyable de ce football de générer du récit à profusion, du drame, de la comédie, du feuilleton, toutes ces choses qui vont bien au delà du simple sport ? Aujourd'hui, au delà de l'interprétation sociologique, je suis surtout hébété de voir la tournure bizarre de ce conte. Les crapauds ne se sont pas changés en princes. C'est Cendrillon qui est allée dans les toilettes du jardin, et qui a vu le plancher s'effondrer sous ses pieds, pour s'engloutir dans la fosse septique, et je me retrouve tout penaud avec mon imagerie, mon livre d'enluminures devenu bizarre sur les genoux. Le livre d'histoire, pour les bleus, est terminé, je m'en vais le ranger discrètement sur l'étagère en attendant la prochaine compétition.

Pat

Résultats et Classement des groupes B, C et D

Lundi - Groupe B

Nigéria / Corée du Sud
2 - 2

Uche, 12'
Lee-Jongu-Soo, 38'
Park Chu-Yong, 49'
Aiyegbeni, 69' (sur penalty)

Grèce / Argentine
2 - 0

Demichelis, 78'
Palermo, 89'

(L'équipe grecque est une non-équipe qui pratique un non-jeu, son élimination est donc un soulagement. Le deuxième but argentin a été marqué par un vieux de la vieille. Quasi inconnu en Europe, l'homme est une légende en Argentine. On a toutefois beaucoup critiqué Maradona de le sélectionner car il est en fin de carrière. Il a pourtant inscrit le but qui a qualifié l'Argentine pour la Coupe du Monde et le deuxième but, hier soir. C'est une belle histoire en somme. Martin "El Loco" Palermo.)
Classement final du Groupe B
  1. Argentine, 9 points, + 6
  2. Corée du Sud, 4 points, - 1
  3. Grèce, 3 points, - 3
  4. Nigéria, 1 point, - 2

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Hier - Groupe C

Slovénie/ Angleterre
0 - 1

Defoe, 23'

(Ce but qualifie l'Angleterre et la sauve du néant. Les équipes qui s'extraient des poules de la sorte sont souvent très dangereuses par la suite)

USA / Algérie
1 - 0

Donovan, 92'

(Même observation que pour l'Angleterre. Le but qui change tout a été inscrit dans les tout derniers instants du match, ça rend quasi invincible, ce genre de choses.

Classement Final du Groupe C

  1. Etats-Unis, 5 points, + 1
  2. Angleterre, 5 points, + 1
  3. Slovénie, 4 points, 0
  4. Algérie, 1 point, - 2

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Hier - Groupe D

651.gif Ghana / Allemagne
0 - 1

Özil, 60'

(Sur une frappe de mule, les allemands ne changent jamais et me semblent nettement moins forts que ce que l'on en dit. On peut prendre les paris. Le Ghana est aussi qualifié)

1889.gif Australie / Serbie
2 - 1

Cahill, 69'
Holman, 74'

Pantelic, 84' (pour la Serbie, très décevante dans ce mondial, qui a pourtant fini, devant la France dans la phase de qualifications ; les équipes en bois rentrent leurs copeaux à la maison)

Classement du Groupe D
  1. Allemagne, 6 points, + 4
  2. Ghana, 4 points, 0
  3. Australie, 4 points, - 3
  4. Serbie, 3 points, - 1
[Les 2 premières équipes de chaque groupe sont qualifiées pour les 8èmes de finale]

mardi 22 juin 2010

Classement final du Groupe A - 22 juin 2010

France / Afrique du Sud
1 - 2

Khumalo, 20'
Mphela, 37'

Malouda, 70'

(Que dire ?)

Mexique / Uruguay
0 - 1

Suarez, 43'

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Classement Final
  1. Uruguay, 7 points, + 4
  2. Mexique, 4 points, + 1
  3. Afrique du Sud, 4 points -2
  4. France, 1 points, - 3